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La CNQ doit, conformément à la loi et sous la surveillance de l'Office des professions du Québec, assurer principalement la protection du public, utilisateur des services professionnels du notaire. De plus, l'Ordre entretient avec ses membres des rapports de solidarité inspirés en particulier d'une tradition établie de longue date.
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Nom : Bertrand Lortie
Fonction : Directeur général adjoint du service administratif
Entreprise : Chambre des notaires du Québec
Année de création : Les origines de l'organisation de la profession de notaire remontent au 28 juillet 1847, date de la sanction de la première loi créant la « Chambre des notaires de Québec ».
Nombre d'employés : 120 environ |
Cartographier les processus daffaires pour une implantation ISO réussie (Entrevue du 19 Mars 2009)
Bertrand Lortie, directeur général adjoint du service administratif.
Pouvez-vous nous présenter votre rôle au sein de la CNQ ?
« Mon rôle consiste à aider les autres directions et à leur fournir les outils de travail nécessaires pour accomplir leurs missions. Cela concerne trois secteurs dactivité : ressources humaines, ressources financières et ressources matérielles. Jai également la responsabilité de massurer du maintien de laccréditation ISO 9001 récemment obtenue. Dans cette optique, je veille également au bon déroulement des opérations entre la chambre et Notarius, filiale technologique chargée de nous fournir lexpertise et la main duvre nécessaires pour maintenir cette accréditation. »
"...pouvoir documenter les processus afin dassurer la relève et la continuité des affaires lors du départ à la retraite des employés." |
Quels étaient le contexte et les enjeux en début de projet ?
« Au départ, les deux enjeux majeurs du projet étaient dune part de sassurer que les opérations étaient réalisées le plus efficacement possible (optimisation des processus), et dautre part de pouvoir documenter les processus afin dassurer la relève et la continuité des affaires lors du départ à la retraite des employés, en particulier dans notre organisation où certains dentre nous ont parfois une trentaine dannées de service. Par la suite, nous avons ajouté à ce projet une nouvelle dimension : ISO.
Nous avons eu une première expérience avec une direction pilote dans laquelle nous avons réalisé la documentation et loptimisation des processus, puis nous nous sommes aperçus quil était essentiel de répéter lopération dans toutes les directions de la chambre. »
Quels étaient les objectifs visés par le projet ?
« Notre objectif initial était de terminer la documentation des processus de tous les secteurs dactivité dans une période de 2 ans.
Le projet a débuté en février 2005, et après ces 2 ans, lobjectif nétait pas encore atteint. Entre-temps, il nous a semblé indispensable de creuser davantage la démarche pour certains processus daffaire. Notre nouvel objectif fut alors de trouver des solutions et des améliorations lorsque jugées nécessaires, et surtout de les implanter, ce qui constitue une charge de travail conséquente. Aujourdhui encore, nous poursuivons cet objectif dans une démarche damélioration continue orientée vers lefficience.
"Nous avions fixé comme date limite le mois davril 2009. Au final, nous lavons obtenue avec quelques mois davance, puisque nous sommes certifiés depuis janvier 2009." |
Lorsque nous avons décidé dobtenir laccréditation ISO 9001, nous avions fixé comme date limite le mois davril 2009. Au final, nous lavons obtenue avec quelques mois davance, puisque nous sommes certifiés depuis janvier 2009.
De manière plus générale, documenter nos processus nous a permis de réunir des acteurs autour dune table afin de connaître les différentes manières de travailler de chacun et surtout de les confronter pour se mettre daccord sur la meilleure pratique à suivre. »
Quelle a été votre démarche pour mettre en uvre ce projet ?
« La décision est venue directement de la direction générale. Par la suite tous les directeurs ont été impliqués, puis le projet a été présenté à lensemble des employés. La partie cartographie et la partie amélioration ont été réalisées en parallèle. En ce qui concerne le choix de QUALIGRAM, nous avons pris la décision avant denvisager laccréditation ISO, qui nétait pas une finalité à ce moment là. Quant aux consultants Taktika, ils nous ont aidés à bâtir notre plan de projet qui a été réalisé à lautomne 2006 et prévoyait une durée de projet dun an. »
Pourquoi avoir choisi QUALIGRAM comme outil de documentation de vos processus internes ?
« Nous nous sommes dabord intéressés aux possibilités offertes par loutil Visio seul. Celui-ci ne nous semblait pas assez complet pour pouvoir documenter efficacement nos processus. Plusieurs raisons ont encouragé notre choix de la solution QUALIGRAM : ce logiciel est déjà bien implanté en France et soutenu par la norme AFNOR, il existe une version française et il représente un investissement financier intéressant. Pour terminer, le module QUALIGRAM e-server est très intéressant en termes de communication aux employés, qui peuvent consulter très aisément les cartographies dont ils ont besoin. »
Comment évaluez-vous lapport des conseillers de Taktika Management dans votre démarche ?
« Nous avons bénéficié dun excellent soutien de la part de Martine Courtemanche et Philippe Trahan de Taktika Management, qui ont réalisé de nombreuses entrevues avec les différents employés et directeurs de la CNQ et nous ont permis de bien définir nos processus. Au-delà de la solution technologique (QUALIGRAM), le rôle du conseiller a donc été primordial. Pourtant, nous sommes conscients que nous sommes une organisation assez spécifique et quil nest donc pas forcément évident pour quelquun dexterne de comprendre notre fonctionnement. Pour ce qui est de laccréditation ISO 9001, deux autres conseillers, Denis Lafleur et Robert Fortier, ont joué un rôle important. Si nous avions procédé uniquement à laide de ressources internes, cela aurait demandé beaucoup plus de temps et nous ne serions pas aussi avancés aujourdhui dans latteinte de nos objectifs. »
Quels sont pour vos clients les principaux bénéfices de laccréditation à ISO 9001 ?
« Au départ, une accréditation ISO 9001 est un bon moyen daméliorer limage dune organisation. Dans la réalité des affaires, elle apporte surtout une autre approche pour les gestionnaires : par exemple, nous utilisons plus de tableaux de bord de gestion, ce que nous ne faisions pas auparavant.
"Ce qui va changer concrètement du côté de nos clients, cest une amélioration de notre qualité de service." |
Ce qui va changer concrètement du côté de nos clients, cest une amélioration de notre qualité de service : en ayant la possibilité de partager les remarques et les réclamations de nos clients ainsi que la manière de les corriger ou de les éviter, nous réduisons le risque de répéter les mêmes erreurs. »
Quelle forme prendra le prolongement de ce projet ?
« Ce projet, qui devait être à lorigine dune durée de 2 ans, a dores et déjà été étiré à 4 ans. Cest tout à fait légitime car nous avions réellement besoin de tout ce temps pour bien documenter nos processus.
"Il faut continuer à développer des outils de gestion pour le contrôle de nos processus, et en même temps sassurer du maintien de notre accréditation ISO." |
Aujourdhui, du fait de la crise économique, nous devons réduire linvestissement dans ce projet : pourtant, il nest pas question dy mettre un terme, car il faut continuer à développer des outils de gestion pour le contrôle de nos processus, et en même temps sassurer du maintien de notre accréditation ISO. Ce qui va changer, cest que nous serons tournés davantage vers la réduction des coûts et a fortiori loptimisation des processus, plutôt que vers le service à la clientèle.
"Nos processus étant documentés, nous sommes maintenant en mesure de les optimiser afin de réduire nos coûts de fonctionnement." |
Aujourdhui, contrairement au lancement du projet, nous avons besoin dun retour sur investissement à court terme. Cela va être rendu possible grâce aux réalisations effectuées jusquà maintenant : nos processus étant documentés, nous sommes maintenant en mesure de les optimiser afin de réduire nos coûts de fonctionnement. Il faut être conscient du fait que la documentation est une première étape indispensable pour pouvoir observer, comprendre et sassurer de lefficacité de nos pratiques daffaires, pour ensuite passer à la seconde étape : progresser vers lefficience. »
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